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Le nom de Remilly

En 840 - 842, on relève RUMELIACUM - ROMELIACUM. Le premier document écrit citant ce nom serait une charte établie le 13 août 840 à Mayence, par laquelle LOTHAIRE 1er, Empereur d’Occident, fils de Louis le Débonnaire (ou le Pieu) concédait les revenus de Rémilly à l’abbaye de Saint Arnould, située près de Metz. Ces biens se composaient de trente manses, un moulin, une importante forêt au nord de la nied, des étangs et des viviers. Sur les manses d’environ douze hectares vivaitent desfamilles libres, affranchies, chassées ou asservies. Chaque manse comprend une maisonnette, un curtil, des terres arables, des droits d’usage sur les pâtures et les bois. Les manses passaient de père en fils. Serfs ou libres, les paysans étaient tenus par les redevances et les droits dus au seigneur, les durées de travail fixées par les corvées. Rémilly, avec ses trentes manses pouvait compter entre 150 et 200 habitants. La natalité était très élevée mais la forte mortalité infantile ne permettait qu’à un petit nombre d’atteindre l’âge adulte. Le deuxième document est la charte établie le 24 février 842 par laquelle Charles le Chauve, frère de Lothaire, confirmait à l’abbaye de Saint Arnould, la donation du village de Rémilly avec la chapelle élevée en l’honneur de Saint Martin.

875 Rumiliaco

878 Rumeliacum - "acum" : suffixe gaulois exprimant un rapport d’appartenance.

964 Reumayum

1006 - 1107 Les évêques de Metz auraient fat frapper monnaie à Rémilly. on retrouverait : Rumeliaci ... Rumeingis... Rumelingus... Rumelingis.

1036 Rumilly

1123 Romeliacum

1239 Remilley (dans les pays de langue d’oil, le suffixe gaulois "acus" se transforme en "ey")

1445 Remelach

1544 Remileyum

1607 Rémilly

1614 Rumilly

1631 Ramilly

1686 Rumilly (registre paroissial)

1699 Rémilly (registre paroissial)

1915 (Remelach)

1918 Remilly

1940 Remelach

1944 Rémilly Ce nom de Rémilly est confirmé par la délibération du Conseil Municipal en date du 11 septembre 1951. Motif : "dénomination conforme à l’usage et à la prononciation habituelle". En patois roman, le nom de Rémilly devient Remiy ou Rem’hy.

Selon les historiens, différentes versions apparaissent : 1. Dom Calmet 1756 : Rémilly viendrait de "Remillius3 lieu situé sur la pente d’une montagne. L’ancien village celtique était implanté au "Haut des Pierres". 2. Charles Abel 1860 : le nom de Rémilly se décompose en "Romanorum Villa" soit villa des romains. On retrouve sur Rémilly plusieurs villas romaines. 3. Terquem 1863 : Rémilly vient de Remill - mot tronqué de Romer = romain - et y de id ou iddin, en celtique : demeure d’ou demeure romaine.

L’étude suivante a été faite par un professeur du collège. 1. ROMULUS - iacum (e-i) suffixe celtique (u-e) Ce suffixe signifiant "localité de ... (localité appartenant à ...)" devient : "y" en France du Nord et de l’Est "é" en France de l’Ouest "ac" en France du Sud Ouest (Rémilly en Dordogne serait Rémillac) 2. Le nom de personne est manifestement d’origine latine mais : a) il peut comporter à peu près n’importe quelles voyelles. Romulus Remilus Rumelus Rumilus ... b) Il serait téméraire de rapporter Rémilly à Romulus, fondateur de Rome. c) Même si son nom n’est attesté qu’au milieu du IXème siècle, Romeliacum a du être fondé quelques siècles plus tôt : après les crises et invasions du IIIème siècle, bien des villes se sont dépeuplées, les gens se sont regroupés dans les "villae", vastes propriétés agricoles, organisées autour de la maison du maître - Rémilly aurait alors été la propriété d’un certain "Romul(i)us" ou "Remil(i)us". Qui était-il ?
- sans doute pas un praticien ou un chevalier romain ou même simplement italien (ces gens se sont très peu implantés dans le nord de la Gaule)
- un gaulois ? mais la trace des Gaulois se perd assez rapidement dès le IIème siècle.
- un germains ? les envahisseurs du IIIème siècles ont été éliminés (soit tués, soit intégrés complètement). Ceux des Vème et VIème siècles ont gardé leur nom germanique qui indiquait leur appartenance à la race des conquérants et à la nouvelle noblesse.
- "R...m...lus" aurait pu être un colon : les militaires accomplissaient à cette époque vingt cinq ans de service. Vu la crise du recrutement, surtout en Italie, on forçait les fils de lilitaires à embrasser la même carière. Souvent, il s’agissait d’affranchis, installés aux frontières, sur un lopin dont ils avaient l’usufruit, à charge pour eux de défendre l’Empire. A l’origine de Rémilly, il y aurait donc une parcelle cultivée par un militaire (colon) aidé de sa "familia" c’est à dire sa famille et les esclaves qui y étaient attachés.

REMILLY : Dictionnaire du département de la moselle (VIVILLE) An 1817 Rémilly, village sur la Nied française, paroisse et mairie qui ont pour ann. le village d’aubécourt et le moulin de Richary, arrond. de Metz, canton de Pange, à 23 kil. N. E. de Metz, 10N. de Pange ; popul. 692 indiv., maisons 70, territ. prod. 957 hect., dont 245 en bois ; une tiulerie. En 841, Charles le Chauve donna la terre de Rémilly avec toutes ses dépendances, à l’abbaye e Saint Arnould, pour le salut de l’empereur Louis le Débonnaire, son père, qui était enterré dans cette église : "pro animae remedio, boae beataeque recordatiois domini ac genitoris nostri, videlicet Augusti Ludovici." "... pour le repos de l’âme et en souvenir bon et heureux de notre Seigneur et père ..." Cette donation fut ratifiée par d’autres chartes de Lothaire Ier, empereur des romains, et de Louis de Germanie, frère de Charles le Chauve.



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